22 avril 2009
Dans la brume électrique
Dans la brume électrique est l'adaptation cinématographique du bouquin éponyme de James Lee Burke (Dans la brume électrique avec les morts confédérés: (sur son dernier roman voir ici)). Une belle adaptation faite par Tavernier qui s'éloigne des standards actuels du polar américain pour nous offrir ce qui fait la force des bouquins de Burke : la description d'une autre amérique, celle des bayous et d'une Louisiane à la fois sauvage et violente, toujours ancrée dans le passé, une enclave oubliée du reste des USA.
Si on peut critiquer la complexité un peu artificielle de l'intrigue (que l'on retrouve d'ailleurs dans les romans eux-même mais en plus dilué), et estimer que ce roman n'était peut-être pas le meilleur à adapter, le point fort du film réside dans la perfomance de Tommy Lee Jones. Il incarne parfaitement ce vieux Robicheau, cet adjoint du shérif, alter égo de Burke, véritable tête de mule de la vieille école, un peu réac sur les bords mais terriblement humain au fond. Voir Robicheau prendre vie est un régal et surtout pour un fan des romans de Burke comme je le suis. Quant au reste du casting il est à la hauteur avec entre autre un John Goodman bien dégueu et Mary Steenburgen, parfaite en Bootsy, l'épouse de Robicheau.
Bref un bon film à voir (en VO si possible car la VF n'est pas top).
Dans la brume électrique - la bande annonce
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Itv Bertrand Tavernier_Dans la Brume Electrique
envoyé par troiscouleurs
23 février 2009
The Wrestler
The Wrestler, un film simple et sans esbroufe (mené de main de maître par Aronofsky), le portrait d'un mec si seul, d'un looser magnifique... comme le film.
L'histoire d'un homme, star déchue d'un sport/spectacle grotesque (le catch), encore coincé dans les 80's (la bande son ravira les amateurs de hair métal : Cinderella, Rats, Motley Crüe et Guns 'n roses entre autres), pour qui les années 90 symbolisent l'échec (la fin du strass et des paillettes enterré par Curt Cobain et consorts comme le dit Randy dans le film) : soit exactement la même trajectoire que celle de son acteur Mickey Rourke (au firmament de la gloire hollywoodienne dans les 80's puis has been et seul dans les 90's, le corps meutrie comme un vieux catcheur). Une prestation toute en retenue comme celle de Marisa Toméi en strip teaseuse vieillisante.
Un film qui respire la sincérité comme une chanson de Bruce Springsteen (et ce n'est pas un hasard s'il signe une chanson de la BO). Le portrait d"une certaine Amérique et des victimes du rêve américain (ah le catch et sa morale binaire si yankee (la même que l'on retrouve à Hollywood) contredite dans le film par la fraternité qui existe entre les catcheurs). Loin des paillettes et du spectacle il y a la réalité et la vie qui file et faut faire avec...
Eteignez votre télé et allez voir ce film.
22 décembre 2008
The main man is back
EDIT :
le lien vers le site du film : ICI
Et cerise sur le gâteau la Bo est signée... Bruce Springsteen:
01 novembre 2008
Dewaere, Depardieu, Serrault et Mozart et un putain de clarinettiste
Un grand moment de cinéma avec des acteurs en or dissertant sur Mozart, loin des gravures de modes et de la "beaugossattitude" qui donne envie de "préparez ses mouchoirs"....
29 septembre 2008
Good bye cool hand Luke
Un petit hommage à Paul Newman et à une certaine idée de la classe loin des strass et des paillettes. Adieux Luke la main froide
Cool hand Luke :
Une scène d'anthologie de Butch cassidy et le kid (qui donne envie d'être du coté de Bourg d'Oisans...) :
L'arnaque :
Le verdict :
07 septembre 2008
The main man is back
Tous ceux pour qui pensaient que Mickey Rourke n'étais qu'un has been, une sorte de créature people hollywoodienne (j'avoue il le cherche un peu...) en oubliant un peu vite le talent d'un acteur longtemps comparé à Brando, vont en être pour leur argent : son dernier film The wrestler (réalisé par le très doué Darren Aronofsky (Pie, requiem for a dream etc.)) vient d'obtenir le lion d'or à la dernière mostra de Venise.
Une très longue standing ovation en l'honneur de l'acteur a même ponctué la fin de la projection du film (lien).
Une interview du réalistateur :
Et le M.R. qui plait aux magazines :
29 juillet 2008
Le corps de mon ennemi
Hier soir je suis tombé par hasard sur un film des années 70 d’Henri Verneuil : Le corps de mon ennemis qui raconte l’histoire de François Leclerc qui après avoir purgé une peine de sept ans de réclusion pour un double meurtre qu'il n'a pas commis, revient dans sa ville de province afin de faire la lumière sur le complot dont il fut la victime. C’est l’occasion pour lui de se rappeler sa fulgurante ascension sociale dans une ville dominée par quelques élites dont le patron de l’industrie textile locale.
Si on peut critiquer le scénario (les flashs back à la manière américaine) et l’histoire elle-même, volontairement floue afin de faire durer exagérément la sauce, on ne peut que saluer ce cinéma ancrer dans la réalité d’une époque que d’excellents acteurs (qui ont oubliés d’être top models pour certain (Bernard Blier, Marie-France Pisier, François Perrault, Nicole Garcia, Claude Brosset) nous font revivre avec humour et sans esbroufe (évidemment je ne parle pas de Bebel parfait dans son rôle de séducteur exubérant). Le tout assorti des dialogues magnifiquement ciselés de Michel Audiard.
Si ce genre de film manque à notre époque (et encore ce film est loin d’être le meilleur exemple) c’est peut être parce qu’on a plus de réalisateurs ayant assez de vécu pour retranscrire ces ambiances singulières (ah les films de Sautet). Comment parler de ce que l’on ne connaît pas ? Voilà le problème de beaucoup de jeunes cinéastes enfermés dans leur cinéphilie et dans le microcosme bourgeois bohème de l’étudiant en cinéma bien loin de la réalité quotidienne de tout à chacun. Auparavant on faisait du cinéma par besoin de raconter une histoire comme on peut le faire en écrivant un livre grâce à son vécu. Désormais on veut faire des images, et, quand on parle de soi on montre son nombril, le petit trou insignifiant d’un mec qui croit connaître l’âme humaine parce qu’il a croisé deux poivrots dans un bar et un travelot tard dans la nuit à la sortie du Queen.
28 juillet 2008
The Deer Hunter
The Deer Hunter (Voyage au bout de l'enfer): un des plus grands films de l'histoire par un des plus grand metteurs en scène (Cimino doit trainer actuellement son âme en peine quelque part entre l'Europe et les USA). Un film qui ne fait pas que traiter de la guerre du Viet Nam ou des traumatismes que peuvent engendrer de tels conflits comme pourrait nous le faire croire le titre français. C'est avant tout une œuvre majeure sur l'amitié et le temps qui passe. Un putain de grand film avec des acteurs et des actrices sublimes !
Mickey marche sur des oeufs
Un extrait du génial ANGEL HEART d'Alan Parker : une scène d'anthologie entre Mickey Rourke et De Niro:
07 juillet 2008
You'd leave the room
Un bref retour sur Eastern promises et quelques images de The Indian Runner, deux superbes films où Viggo Mortensen nous prend aux tripes :










